Création d’un vide poche en image.
Aujourd’hui, les mains s’éveillent dans la lumière du matin. Le gypse s’unit aux pigments naturels, poudres de terre et de soleil. L’eau vient ensuite, claire et vive, et le mélange s’anime — une danse brève, presque alchimique. On coule la matière dans le moule : elle s’y dépose, docile, prête à devenir forme.
Puis vient le moment du dévoilement. On démoule avec précaution, comme on libère un secret. La surface encore tendre reçoit la colle acrylique, fine pellicule de promesse. Les feuilles d’or se posent alors, légères comme des souffles, et accrochent la lumière. Un voile de vernis scelle le tout — et voilà, le vide‑poche devient objet de poésie, empreinte d’un geste, d’un instant, d’une création.

